Jibacoa 2018 – Le snorkeling au Villa Jibacoa

Quoi dire de plus du récif de Jibacoa qui n’a pas déjà été dit. Je crois que nous avons été bénis des dieux pendant notre semaine puisqu’on a pu sortir faire de la randonnée palmée tous tous les jours, dont le mercredi qui a été une journée exceptionnelle de mer miroir. Pas une vague, pas de vent, du soleil et la possibilité d’explorer le récif a des endroits qu’on ne peut pas aller habituellement. Je vous jure, on passait dans des endroit s avec à peine 20 pouces d’eau, mais le spectacle et les couleurs étaient incroyables

Le récif a subi quelques dommages depuis le passage de Irma en 2017, plusieurs cornes d’élans (Acropora palmata) arrachées, principalement dans le jardin de cornes d’élans à droite de la piscine en face du memories.

Il y a aussi le grand jardins de cornes de cerfs (Acropora cervicornis) qui a subi d’énormes dommages. Ce jardin est situé à la gauche du grand récif. J’ai trouvé le spectacle désolant, d’autant plus que les cornes de cerfs sont classifiées par UINC (Union internationale pour la conservation de la nature) comme étant en danger critique d’extinction : cette espèce a en effet perdu plus de 80 % de son effectif en 30 ans. 

Malgré certains dommages, ce n’est rien qui peut enlever la beauté de ce récif. Si vous allez faire du snorkeling à Jibacoa et que vous vous rendez jusqu’à la piscine et que vous êtes impressionnés, vous n’avez rien vu encore. Il faut prendre la peine de traverser la piscine et sortir du canal vers le large et se diriger vers la gauche et suivre le récif tout le long. C’est vraiment très beau et n’a pas été tellement affecté par les ouragans. À certains endroits, le récif semble un peu couvert de sable ce qui affecte un peu la couleur, mais je peux vous affirmer que le récif de Jibacoa est toujours aussi beau. Encore une fois, je dois le répéter, si vous restez près de la rive, l’eau est souvent flou avec beaucoup de sable. Vous devez sortir au large sur le récif. Si vous n’êtes pas en confiance, faites comme plusieurs personnes et demandez au centre sportif de vous amener sur le récif au large en catamaran ou prenez un pédalo. Ça vaut vraiment la peine et vous aurez un souvenir impérissable de cet endroit. Et si vous avez la chance d’avoir une mer calme et plate comme un miroir comme nous, vous pourrez vous aventurer à l’intérieur du récif et y découvrir des coraux en incroyable santé et plein de couleurs.

Après plusieurs années et avoir visité beaucoup d’endroits, je peux affirmer que Jibacoa est le meilleur endroit pour la plongée en apnée à partir du rivage. Avant de me crucifier et me lancer des roches, laissez-moi vous expliquer mon raisonnement : J’ai hésité longtemps entre le Roatan et Jibacoa ; sans contredit, le récif au Roatan est de beaucoup supérieur à celui de Jibacoa, autant en superficie qu’en qualité, par contre, le seul récif intéressant accessible facilement (il y en a plusieurs mais j’ai utilisé le mot facilement pour inclure la majorité des gens), est celui de Tabyana Beach. Une fois qu’on a exploré le récif devant le Infinity Bay et en direction de la pointe, ce qui se fait en quelques heures, il n’y a plus rien à explorer sauf si on se paye des excursions vers le Blue Channel, Le spooky Channel, etc.

Tandis qu’à Jibacoa, ça prend au minimum 3 jours intense de snorkeling pour faire le tour complet du récif et quand je parle d’intense je parle au minimum 2 heures chaque jour à l’eau à palmer et être toujours en mouvement. Et même si vous avez fait le tour, vous n’avez pas encore visité tous les plateaux et tous les recoins. Donc en gros, vous pouvez facilement passer 5 jours à explorer ce récif et, si ce n’est pas encore assez, vous pouvez marcher ou prendre un taxi pour environ 4 km vers Playa Artista, qui vous offre un autre récif accessible de la rive et qui est très intéressant à découvrir. Moins important que celui de Jibacoa, mais il s’agit d’un double récif : deux grandes lignées de récif séparées par un banc de sable et une eau incroyablement claire. Quand on nage dans le milieu, c’est comme si on circulait sur une autoroute avec des murs anti-bruit de chaque coté.

Si vous ne voulez pas marcher, vous pouvez aller à la rencontre des taxi qui se stationnent au milieu de la côte entre le Memories et le Villa Jibacoa, il vous en coûtera 10 CUC pour vous rendre à Playa Artista et le taxi vous attends pendant 2 heures.

Donc pour ces raisons, le snorkeleur amateur qui ne veut pas trop s’aventurer et demeurer dans un cadre sécuritaire mais tout même voir un très très beau récif, Jibacoa est la destination de choix

Jeudi matin, quatrième journée sublime pour le snorkeling ; pas de vent, pas de vagues, le calme plat. On a décidé de retenir les services d’un local avec une voiture d’époque pour qu’il vienne nous conduire à Playa Artista et nous attendre environ deux heures, le temps d’explorer le récif. On s’entend pour 10 CUC pour deux heures. Si vous voulez vous trouver du transport, ne négociez pas avec l’hôtel, ils ajoutent une surcharge. Vous êtes mieux de vous rendre à pied au milieu de la côte, là où le chemin pour le Memorie et le Villa Jibacoa se croisent, pour aller négocier directement avec les chauffeurs. Ils sont toujours stationnés à cet endroit et pendant la basse saison ils sont très négociables.

Arrivé à Playa Artista, on enfilé notre équipement et on saute à l’eau. On y voit absolument rien, l’eau est tellement floue et laiteuse qu’on y voit à peine nos mains. Je sais ou se situe le récif et on décide de s’y rendre malgré la très mauvaise visibilité. Une fois rendu au récif, je constate qu’on est à la marée basse et que le passage est très difficile, disons qu’il n’y a pas trop épais d’eau entre nous et les coraux. De plus, ceux-ci ont été très abîmés par le dernier ouragan l’année passée. La majorité des coraux sont brisés, il n’y a plus de couleur et pas beaucoup de poissons. On décide tous les deux d’abrégé notre excursion et retourner au rivage. On est très déçu et triste tous les deux. On avait un beau souvenir de ce récif et il est maintenant très abimé. Pour ceux que ça pourrait intéresser, n’essayez pas d’y aller à pied, c’est quand même une bonne distance et je crois qu’on ne peut pas se rendre par la plage. On peut avoir l’impression d’y être mais il y a trois autres plages entre le Villa Jibacoa et Playa Artista. Je nous considère en relativement bonne forme, on marche beaucoup, et je n’aurais pas marché jusqu’à Playa Artista avec tout mon équipement

On revenu s’installer sur la plage du Villa Jibacoa et aussitôt nous sommes repartis pour une autre sortie de snorkeling sur le grand récif. La visibilité était un peu moins bonne qu’hier mais c’est tout de même beaucoup, beaucoup mieux que Playa Artista. Je suis toujours à la recherche du deuxième canon qui se situe au début du récif dans un endroit très peu profond et pas toujours accessible. Les vagues et vent sont sont très calme cette semaine, mais je ne réussi pas à le retrouver. La majorité des gens ont déjà vu le plus grand des deux canons qui se trouve plus au large et sur le de la paroi du grand récif, mais pas beaucoup de personnes ont vu le deuxième qui est moins long et de diamètre un peu plus gros : j’ai eu ce privilège une fois avec François au cours de nos premiers voyages à Jibacoa

Conclusion globale

Il n’y a pas de voyage parfait ; parfois c’est l’hôtel qui ne nous plaît pas, parfois la nourriture et d’autres moments c’est dame nature qui vient nous voler ce temps si précieusement gagné. Peu importe les soucis, c’est quand on revient à la maison qu’on réalise à quel point on est chanceux de pouvoir voyager ainsi et, il ne s’agit que de quelques jours pour que le buffet qu’on trouvait effroyable nous manque déjà et qu’on retournerait tout de suite en manger pour se retrouver sur le bord de la mer à nouveau. Mon message à vous pour clore probablement cette dernière aventure à Jibacoa, profitez-en pleinement et ne vous arrêtez pas aux petits détails sans importance. Il y a toujours mieux dans la vie, mais il y a aussi beaucoup pire

Merci fidèles lecteurs, c’est un honneur pour moi de partager mes aventures avec vous.

Cozumel juillet 2018 – Partie 1

Lorsque s’est présentée l’opportunité de prendre une semaine de vacances, c’est mon criant besoin de faire des bulles et mon budget qui m’ont menée à m’organiser 5 jours de plongée sous-marine avec Plongée Grand Cozumel Diving (PGCD) en forfait avec une chambre à l’Agave Azul Hotel, directement au centre-ville de San Miguel del Cozumel.

Le centre de plongée m’avait d’abord été recommandé par une amie et quelques simples recherches m’ont confirmée que le fameux centre de plongée jouit d’une excellente réputation accordée par de très nombreux clients qui ne se gênent à commenter en ligne, principalement sur Facebook et Trip Advisor.  

Dès l’ébauche du projet de séjour, les discussions avec Lucie et Steve de PGCD ont été des plus sympathiques et efficaces. Mon petit doigt me dit que je vais encourager des gens qui connaissent les plongeurs et qui mettent en œuvre les services pour faire de leurs séjours une réussite.  Qu’un hôtel soit affilié à un centre de plongée (ou vice-versa), c’est fréquent; mais que ce même hôtel offre toutes les commodités à un prix plus qu’abordable et que le rythme de l’hôtel suit celui des organisations de plongées? ça en est une autre!  

Ainsi se profile mon voyage de plongée intensive avec résidence dans un petit hôtel sympa, chambre avec salle de bain privée, Wi-Fi, cuisine commune et tout à proximité. Ça s’annonce très bien!

Le voyage s’organise rapidement pour début juillet : mes amis et leur fille de 10 ans seront de la partie et logeront au même hôtel, je serai en plongée toute la semaine et ils prévoient faire exploration de l’île à leur rythme (plage, surf, mobylette, plongée, etc.).

Pour moi, ce sera un second séjour sur Cozumel et cette fois encore se sera pour explorer les fonds marins, à la différence que j’y séjournerai dans une formule qui m’est nouvelle.  D’abord parce que chaque journée sera au rythme des excursions de plongée et que je résiderai directement en ville, non au bord de la plage.

Côté logistique : au lieu d’atterrir à Cozumel, nous avons opté pour un vol à destination de Cancun car il y avait une économie de $400 par personne sur l’aller-retour (cette différence peut varier dans l’année et l’exercice sera toujours à valider) 1.  

De Cancun à Playa del Carmen, c’est environ une heure de route et nous avons choisi utilisé la compagnie locale de bus ADO plutôt qu’un service de chauffeur ou navette.  D’ailleurs, en matière de « transport et planification » nous avons appris plusieurs leçons, dont celle-ci : c’est une raisonnable économie que de combiner la réservation autobus + traversier.  Il y a aussi un avantage économique à réserver le retour en même temps.  Mais ce n’est pas nécessairement une bonne idée car les heures d’embarquements sont entendues lors de la réservation et qu’il n’y a pas de modification possible avec ADO.  2

Le trajet entre Cancun et Playa del Carmen passe rapidement, les autobus sont confortables et le terminus est à 5 minutes de marches du quai des traversiers.  Avant de monter à bord, nous nous arrêtons pour notre premier repas à saveurs locales : tortillas, guacamole, salsa roja, salsa verde, frijoles… un délice accompagné de nos première Coronas de vacances… ça y est, la semaine de vacances commence vraiment!

Notre billet de traversée est avec la compagnie Ultramar et la balade sera d’un peu moins d’une heure à bord d’un bateau qui avance à bonne allure. Ultramar a plusieurs traversiers faciles à reconnaître car ils sont jaunes et les départs/arrivées sont quasi aux heures.

Nous arrivons à Cozumel en fin de journée : on a roulé nos valises directement à l’hôtel qui est à 5 minutes à pieds du débarcadère des traversiers. Quelques minutes après notre arrivée à l’accueil, nous rencontrons Steve Berthiaume qui est le propriétaire de l’hôtel et fondateur du centre de plongée.  Sa rencontre et nos premières impressions des lieux sont très positives. En quelques minutes, il nous dresse un tableau de l’organisation, du secteur, des accommodations et il nous amène visiter l’établissement voisin, le MahiMahi, où nous pourrons utiliser la piscine pendant notre séjour.

L’établissement est agréable, la cuisine dotée de toutes les commodités, les chambres sont propres et mon balcon donne vue directe sur les bassins de nettoyage des équipements de plongée… Sourires de satisfaction, la semaine s’annonce merveilleuse!

Les immersions, le rythme des vacances et les mémoires d’un séjour en toute simplicité suivront dans les prochaines chroniques.

1 advenant que l’écart de prix entre Cancun et Cozumel serait de $100 au lieu de $400, ça aurait valu le coût d’arriver directement sur l’ile car l’allé-retour (autobus et ferry) et le temps « perdu » en transport le valent.

2 C’est ainsi que nous et notre élan d’explorateur se sont retrouvés à passer la dernière journée à l’aéroport au lieu d’explorer la ville car il n’y a pas de service de dépôt de bagages l’aéroport de Cancun… et côté bagages, on en avait plusieurs portant le poids de l’humidité.

Jibacoa 2018 – Le Villa Jibacoa

Bonjour tout le monde

Contrairement à mes habitudes, je ne vous livrerez pas des articles quotidiens mais plutôt deux articles séparés ; Le premier portera sur l’hôtel Villa Jibacoa, soit le site, les chambre, les services, nourriture etc. et un deuxième pour décrire notre semaine de snorkeling à Jibacoa

J’aimerais rappeler à tout le monde que nous avons payé 1210$ pour une semaine, deux personnes en tout inclus à l’hôtel Villa Jibacoa. Sans vouloir vexer les habitués de la place, disons que nos attentes n’étaient pas très élevées. Pour avoir été six fois à Jibacoa et avoir passé à multiple reprises devant le Villa Jibacoa, je n’ai jamais visité le site. Jadis, il y a avait des gardiens qui nous empêchaient de passer.

On est arrivé au Villa Jibacoa vers midi. Le vol était à l’heure et c’est très bien déroulé. Disons qu’on était tellement fatigués Marie-Josée et moi qu’on a dormi une parti du vol. Pour ma part, je me suis endormi lors du décollage, c’est une première pour moi depuis que je voyage. L’enregistrement c’est bien passé, mais notre chambre n’était pas prête. On nous a proposé d’aller prendre un verre au bar en attendant l’ouverture de la salle à manger à 13h.

On avait réussi à connaître le numéro de notre de chambre et on est allé faire le tour du site et voir où se situe notre chambre. Le site du Villa Jibacoa est très grand, plus grand que celui du Memories. Il y a beaucoup de végétation, d’oiseaux et avec les petits bungalow de couleur caribéenne, ça donne un aspect très unique et visuellement très beau. La salle à manger est à l’écart du reste du site et se situe en fait, de l’autre côté du stationnement complètement à droite. Quand on regarde l’emplacement de la salle à manger par rapport à la réception, ça fait un peu bizarre, mais quand on y accède via le site et les chambres, ça fait un peu plus naturel.

 

En se dirigeant vers la salle à manger, on constate qu’il y a beaucoup de gens qui attendent à l’extérieur et majoritairement des Cubains. À l’ouverture des portes, ils se dirigent tous vers le buffet. Nous on se dirige vers une table et on prend le temps de commander à boire avant de se lancer au buffet. Je reconnais notre serveur, il nous a déjà servi au Memories de Jibacoa. Il me reconnaît lui aussi et vient causer un peu avec nous. il nous rassurent en nous affirmant que l’affluence actuelle à l’hôtel est principalement dû au fait que c’est le week et aussi parce que c’est la fête des pères. L’affluence devrait diminuer à compter de demain. Je constate en effet qu’il y a beaucoup, beaucoup de monde au buffet et que ce sera probablement impossible pour nous de se trouver quelque chose à manger. On a attendu patiemment à notre table pour environ 45 minutes et l’affluence n’a aucunement diminuée au buffet. On c’est risqué pour aller se chercher quelque chose, mais on a juste réussi à se prendre un peu de riz et du pain, il y avait trois rangée de large de personne qui se passaient tous les uns par dessus les autres pour réussir à avoir de la nourriture. De toute ma vie, je n’ai jamais rien vu d’aussi pathétique. C’est comme si on venait de livrer une brebis à un groupe de tigre affamés. Encore une fois, notre serveur a été très rassurant en nous confirmant que ce n’était pas toujours ainsi que que c’était exceptionnel pour la fête des pères. D’ailleurs nous avons eu un excellent service de sa part. Un point très positif par contre, la salle à manger est fermée et climatisée, chose qui manque au Memories et qui rend le souper parfois très difficile à cette période de l’année à cause de l’humidité.

     

La réception de l’hôtel est assez loin de la piscine et de l’action en général. Il n’y a pas de climatisation à la réception et l’édifice en général aurait besoin d’un peu de peinture et de rénovations. Disons que si vous allez vous chercher un verre au bar de la réception pour revenir le boire sur le bord de la piscine, les glaçons dans votre verre vont être fondus. Inquiétez vous pas, il y a un bar à la piscine, mais c’est un peu limité, ils servent principalement de la bière, du rhum et du gin, mais il n’y a pas de vin. Pour ce qui est du bar à la réception, ils servent du vin mais vous devez payer la bière 1 CUC jusqu’à 22h le soir car il n’y a pas de bière en fût. À 22h lorsque le bar de la piscine ferme, la bière devient gratuite à la réception. Le vin rouge est bon, de qualité acceptable et de souvenir, meilleur que celui offert au Memories de Jibacoa

Étant un hôtel Cubain abordable, le villa Jibacoa reçoit beaucoup de gens locaux au cours de l’été. Nous avons eu la malchance d’arriver un jour de weekend et en plus un dimanche de la fête des pères. Disons qu’il y avait beaucoup de Cubains sur place et c’est typique de tous les peuples, incluant les Québécois, quand on se retrouvent en groupe, on fait la fête, on fait du bruit, on boit des barils de bières. Encore uns fois je vous répète, on s’attendait au pire et donc, pas de surprises, on s’y attendait. On s’est renseigné à plusieurs personnes et les Cubains qui viennent à l’hôtel payent le même prix que les touristes. Ce sont les plus fortunés qui viennent et ils ne restent que quelques jours, ne pouvant pas se payer des semaines complètes. J’ai fait un petit calcul rapide et non-scientifique : Nous avons payé 602$ par personne pour une semaine. J’imagine que le transporteur Air-Transat prend au minimum 60% du montant pour le vol, pour un total de 361$. Il ne reste donc que 241$ pour l’hôtel ce qui représente environ 35$ CAD par nuit par personne. Une fois converti en argent local, ça donne environ 25 CUC par personne par nuit. Certains serveurs dans les salles à manger d’hôtels font plus que ça en pourboire par jour. Donc oui, c’est possible pour des Cubains locaux de profiter des hôtels abordables pendant quelques jours, ce pourquoi le Villa Jibacoa reçoit plus de 80% de gens locaux

Arrivé à notre chambre, à première vue tout semble correct, sans plus. La chambre est sombre, ça me fait un peu penser à notre premier voyage à Marie-Josée et moi qui était en Venezuela à Playa el Agua avec un concept similaire de bungalow indépendants et assez sombres.

Il y a beaucoup de prises de courant dans la chambre, certaines 220v et d’autre 110v mais la plupart des chargeurs d’appareils électroniques aujourd’hui s’adaptent au courant. Soyez plutôt prudent avec votre séchoir à cheveux ou rasoir qui sont plus capricieux. La climatisation fonctionne bien, ne fait pas trop de bruit et il n’y a pas de mauvaises odeurs dans la chambre. Il n’y a que deux petits oreillers très plats dans le lit, mais on a fait la demande pour deux autres et on les a reçus le lendemain sans problème. Nous avons eu la chambre #40 qui est bien située par par rapport à tous les services sur le site et avec une vue partielle sur la mer. On avait aussi un écran plat avec des entrées HDMI qui nous a permis d’écouter les films à partir de mon portable. Vous avez aussi accès à TVA. En arrivant dans la chambre, on avait deux grosse bouteilles d’eau, une bouteille de rhum et quelques canettes d’orangeade dans le mini-frigo. Il y a un coffret de sûreté de bonne dimension dans la chambre et auquel on peut avoir accès pour 14 CUC par semaine. J’ai deux portables avec écrans de 11 pouces et ça rentrait très bien dans le coffre, en plus de tout le reste.

     

Maintenant que vous avez vu les premières photos de la chambre, je me dois de vous montrer des photos plus évocatrices du genre de situation qui vous attends au Villa Jibacoa. Ceci n’est pas dans le but de vous décourager mais plus pour vous donner l’heure juste. Vous ne pourrez pas dire que plongée en apnée ne vous a pas avisé

    

Malgré le fait que les chambres sont un peu défraîchis, tout est toujours très propre, la douche est grande et aussi toujours très propre. Après quelques heures on s’y fait et finalement la chambre n’est pas mal du tout

Déjà le lendemain à l’heure du souper, il y avait moins de monde, mais c’était quand même la folie furieuse pour réussir à avoir de la nourriture. Un conseil très important que je peux vous donner, si vous venez au Villa Jibacoa, apportez votre patience avec vous, vous en aurez besoin. En fait, ça prend le genre de patience qui ressemble plus à ‘C’est pas grave, je suis en vacances sur un très beau récif et j’ai pas payé cher’. Les cubains sont gentils mais les voirs agir en groupe au cours de la semaine m’a fait découvrir une autre facette de leur personnalité que j’apprécie un peu moins.

Après quelques jours, je peux dire que le nombre de personnes à l’hôtel a diminué à environ 120 et l’endroit est beaucoup plus plaisant. Personne ne va à la plage, donc on a toujours les même chaises avec de l’ombre sur le bord de la mer. La plage est belle et je sais que la mer n’est pas des plus invitante à cause du corail, mais je ne comprends pas pourquoi pratiquement aucun Cubain vient sur le bord de la mer, ils sont toujours à la piscine. Donc ne soyez pas inquiets pour des chaises et de l’ombre, il y en a tout le temps..

Sur une note un peu plus négative, les Cubains ont découverts les haut parleurs bluetooth portable : chaque famille en possède un et veut écouter sa propre musique à tue tête sur le bord de la piscine, ce qui crée une cacophonie incroyable et parfois très déplaisante. Il faut juste s’installer sur la plage un peu plus loin de la piscine et tout va bien

Pour ce qui est de la piscine, elle est très belle, divisée en deux, en bon état, l’eau claire et très propre. On s’y est baigné à quelques reprises mais on passe la majorité de notre journée sur le bord de la mer ou il y a toujours une bonne brise et le spectacle visuel est incroyable. Tous les jours, ils mettent des produits dans la piscine à 17h, donc habituellement, la semaine, tout le monde doit sortir de la piscine et tous les locaux avec un verre de trop dans le nez se retrouvent au bord de la mer pour venir briser la quiétude avec leur musique forte et en se criant après comme des voisins enragés. Par contre les weekends, même s’ils mettent des produits dans la piscine, la plupart des gens restent à l’eau et continue de boire et faire la fête.

    

Donc notre scénario pour la semaine est simple, pas de stress le matin, on peut dormir un peu car on est assuré d’avoir des bonnes chaises à la mer. Un grosse sortie de snorkeling de quelques heures par jour, et de la relaxation le reste du temps. En fin d’après midi vers 15h30, tout commence à devenir plus calme à la piscine et partout et c’est le temps de se permettre une petite sieste

Il y a un casse croûte au bord de la piscine ou ils servent de la pizza, des burgers, des hot dog, etc. On est allé une seule fois et le service était impeccable mais la nourriture assez ordinaire. Quand on est allé, j’ai pris une pizza et Marie-Josée voulait des pâtes mais ils n’en servent pas cette journée. Donc elle a pris une pizza aussi

 

Il y a un resto à la carte qui est au même endroit que le casse-croute le midi. Il y a un menu tout de même assez intéressant et diversifié, allant du poulet au poisson avec divers accompagnements. Personnellement j’ai bien mangé, mais ça été un peu plus difficile pour Marie-Josée. Le service était excellent et il n’y avait pas beaucoup de monde. Donc un changement apprécié du tumulte du buffet

Conclusion

Le site

Le site du Villa Jibacoa est vraiment très beau. Beaucoup plus beau que celui du Memories selon moi : Il y a beaucoup de végétation mature, les bungalows sont à une bonne distance les uns des autres, les petites sentiers entre les différentes endroits sont bien entretenues, en entends toujours des oiseaux partout quand on marche sur le site.

     

La chambre

La chambre est grande et un peu sombre, mais quand on ouvre les rideaux de la grande porte vitrée, c’est beaucoup plus lumineux. Le lit est de grandeur queen mais notre matelas était très dur. Il y a un coffret de sûreté de bonne dimension que l’on peut louer pour 2 CUC par jour. Il n’y a pas beaucoup de rangement ; un petit bureau à 4 tiroirs dans le placard avec quelques cintres, deux petites tables de chevet avec un petit tiroir chaque et un meuble pour la télé avec seulement 1 tiroir

La salle de bain est de bonne dimension avec un grand miroir et une très grande douche en céramique. On peut se doucher aisément sans avoir peur d’entrer en contact avec le rideau de la douche

La plage

La plage aussi est très belle et encore une fois selon moi, beaucoup plus belle que celle du Memories où les gens sont maintenant cordés comme des sardines. Il y a toujours de la place pour s’installer, beaucoup d’arbres pour avoir de l’ombre et jamais beaucoup de monde. J’ai beaucoup aimé la plage du Villa Jibacoa, on y a passé la semaine complète. C’est aussi plus près, pour se rendre sur la belle plage dans la baie voisine vers la gauche où on est allé se baigner à quelques reprises

    

Le service

Tout le personnel du Villa Jibacoa nous a offert un très bon service. J’aimerais remercier les serveurs du bar de la piscine qui malgré le fait que tout le monde essaye de passer devant tout le monde, ils essayent de conserver une certaine discipline en remarquant l’ordre que les gens sont arrivé au bar afin de ne pas prioriser ceux qui passent devant tout le monde. Du moins, ils essayent. Encore une fois, prenez des grandes respirations et dites-vou que vous êtes en vacance. Je veux aussi souligner l’excellent service et l’honnêteté de notre femme de chambre ; on lui a laissé 2 CUC à chaque jour de notre voyage, mais à la troisième journée, on lui a aussi laissé une petite note lui demandant une nouvelle bouteille d’eau en lui laissant celle qui était vide à côté du pourboire. À ce moment, on ne savait pas que les bouteilles d’eau additionnelles n’étaient pas comprises dans le forfait tout-inclus. Elle a laissé le pourboire sur le lit avec une note indiquant qu’elle ne pouvait pas remplacer les bouteille d’eau et qu’elle était désolée.

 

La nourriture

C’est ici où les choses se gâte pas mal.

Je vais commencer par dire que pendant les weekends, l’affluence à la salle à manger est si grande que si vous voulez manger quelques chose de raisonnable, vous devez vous y rendre à l’ouverture et vous lancer sur le buffet aussitôt que les portes ouvrent, car les locaux se jettent carrément dans le buffet comme des loups affamés et tout le monde veut se servir en même temps. Après leur passage, on dirait qu’une tornade a dévasté le buffet et même s’il reste quelque chose à manger, tout est tellement sale et à l’envers que ce n’est même plus intéressant d’en manger.

Ceci dit, je vous suggère donc pendant le weekend, d’aller tôt au casse-croûte de la piscine et de réserver une place au restaurant à la carte pour la soirée. Le service est bon et vous allez être assuré de manger tranquille une nourriture de qualité moyenne.

Pendant les jours de semaine, l’affluence diminue beaucoup et on réussit habituellement à trouver quelque chose de raisonnable pour se nourrir. Voici une liste des sections disponibles au buffet :

Section accompagnements

  • Du riz, du riz et encore du riz. Parfois des patates et quelques légumes égarés
  • Par contre, il y a toujours au moins trois sortes de riz différents qui sont toujours très bons

Section bar à pâtes

  • Trois types de pâtes, deux sauces (tomate et alfredo) et une seule poêle pour faire cuire les pâtes, peu importe la sauce que vous prenez. Donc si vous voulez des pâtes alfredo, la sauce sera rosée.
  • Si vous croyez vous sauver en mangeant des pâtes, regardez bien la poêle utilisée pour faire la cuisson, je crois que la dernière fois qu’elle a été nettoyée remonte au débarquement de la baie des cochons

Section plats chauds

  • Différents plats préparés de boeuf, poulet et porc en sauce.
  • Parfois il y a des pâtes préparées qui ne sont pas si mal

Section pièce de viande principale

  • Il y a du porc, parfois du porc, autrefois c’est du porc et c’est aussi très souvent… du porc!

Section bar à salade

  • Il y a parfois du fromage
  • Il y a parfois des viandes froides
  • Il y a parfois des tomates et concombres
  • Il y a toujours beaucoup de salade de chou avec de l’huile et du vinaigre

Section bar à pain

  • Plusieurs sortes de pains, tout à fait délicieux

Section dessert

  • il y a plusieurs dessert dont quelques uns sont très délicieux
  • Par contre, servez-vous votre dessert en même temps que votre plat principal sinon vous riquez d’en manquer et après peu de temps, tout est défait et les ustensiles pour se servir deviennent inutilisables parce les manches ont traînés partout dans les plats de dessert
  • Parfois la section de dessert ressemble à champ de mines explosées

Donc, le site est superbe, la plage est merveilleuse, la chambre acceptable, le service très bon et la nourriture très ordinaire. Est-ce qu’on retournerait au Villa Jibacoa? Moi oui définitivement, mais Marie-Josée ne reviendrait pas ; je crois qu’elle a trouvé ça plus difficile que moi.

Ne manquez pas prochainement mon article sur notre semaine incroyable de snorkeling au Villa Jibacoa

Nouveaux masques

Bonjour tout le monde

Comme j’ai mentionné dans mon article précédent, nous serons à Jibacoa la semaine du 16 juin 2018 et cette année, grace à Mathieu de Free Breath Québec https://www.facebook.com/FreeBreathQc/nous aurons des nouveaux masques à essayer, dont un tout nouveau modèle qui m’intéresse plus particulièrement.

Le modèle rose couvre le visage complet et il a la particularité d’avoir une fenêtre ronde et un peu bombée, qui offre une très bonne vision mais déforme un peu les objets devant vous, comme une lentille de type Fisheye. Il permet de respirer librement par le nez et la bouche

Le modèle gris est similaire au rose sauf que la fenêtre est plate ce qui offre une vue plus normale des objets devant vous. Il couvre aussi le visage complet et permet de respirer librement par le nez et la bouche

Le modèle bleu est celui qui m’intéresse le plus car il est de type masque conventionnel, mais il permet de respirer librement par le nez seulement. Ce qui est intéressant avec ce modèle est qu’il permet de se pincer le nez pour compenser la pression dans ses oreilles quand on descend en apnée.

Il nous a aussi fourni des étuis à l’épreuve de l’eau pour nos appareils mobiles. Ces étuis permettent d’utiliser votre appareil mobile même quand il est à l’intérieur

Ça fait un certains temps que je connais ce type de masque et je n’avais pas encore eu la chance d’en essayer un. Je remercie encore un fois Mathieu qui nous a gentiment offert le matériel afin qu’on puisse les évaluer pour nos lecteurs.

Jamaïque 2018 – Le Lagon Lumineux

Jamaïque 2018 – Le Lagon Lumineux

Avis : La vidéo incluse n’est pas de nous. Nous n’avons pas eu cette chance

Le 23 mars 2018 lors de notre cinquième journée en Jamaïque, on est allé faire en soirée une excursion qui semblerait-il, ne faut pas manquer quand on est dans la région de Montego Bay. Il s’agit du fameux Luminous Lagoon (Lagon Lumineux). Il s’agit d’un lagon entouré de mangroves tropicales et peuplées de millions d’organismes vivants qui émettent une lumière fluorescente lorsqu’ils sont agités. En termes plus scientifiques :

Le lagon lumineux est l’habitat de micro-organismes phosphorescents dinoflagellés extrêmement rares qui peuvent survivent seulement dans ces eaux, étant un mélange d’eau salée de l’océan et d’eau douce de la rivière. Dès que vous bougez vos jambes ou vos bras dans l’eau, un tracé bleu néon se crée autour de vous.

Cet effet phosphorescent est si prononcé que les poissons qui nagent autour du lagon semblent être des étoiles en mouvement. Ce phénomène ne peut être observé que dans quatre sites au monde, et le lagon lumineux de la Jamaïque est considéré comme le meilleur sur Terre pour vivre cette expérience

Voici comment c’est déroulée notre excursion :

Il doit faire complètement noir à l’extérieur afin de voir le phénomène de bioluminescence

Le lagon lumineux étant situé à environ une heure de route de notre hôtel, il faut quitter vers 16h30 et le retour est prévu pour 20h30. Donc prévoyez  quelque chose à manger dans votre sac à dos, car vous allez probablement manquer le souper au buffet de l’hôtel. Il y a un casse-croûte sur place mais nous n’avons rien essayé.

Le chauffeur est venu nous prendre à l’hôtel avec 20 minutes de retard et ça sentait fortement les herbes locales quand on est embarqués dans le mini-bus

Le chauffeur conduisait très vite et de façon imprudente ; il doublait les voitures partout en cours de route pour essayer de rattraper son retard et parfois de façon très téméraire,

Arrivé sur place, le chauffeur nous a fait débarqués dans un stationnement et remis des tickets avec comme seule instruction, d’attendre qu’on appelle notre numéro sur le ticket. L’endroit était bondé de monde et de moustiques

Quand ils ont commencés à appeler les numéros, tout le monde a réussi à embarqué dans un bateau, sauf notre groupe qui a dû attendre au deuxième tour (probablement à cause de notre retard) environ 1 heure plus tard

Entre temps, la compagnie qui organise l’excursion présente un spectacle de danse limbo et de maniement du feu. La personne qui donnait le spectacle était très talentueuse et travaillait très fort pour divertir les gens, mais honnêtement, suite à la promenade effréné en mini-bus que je venais de vivre, personnellement je ne trouvais plus rien de drôle ou divertissant. Marie-Josée pour sa part, semble avoir apprécié le spectacle

Quelques minutes après, les bateaux sont revenus et on a pu embarquer à notre tour pour aller vivre l’expérience du lagon lumineux

Le capitaine du bateau qui est aussi le guide, est très bien renseigné et partage beaucoup d’information tout au long de l’excursion

En arrivant dans la baie, il met les moteurs à fond et on voit très bien le phénomène ; c’est comme une grande traînée bleue à l’arrière du bateau

On voit aussi des poissons filer sous l’eau comme des étoiles filantes ; ils laissent une traînée bleue derrière eux

Le capitaine nous emmène jusqu’à un endroit spécifique dans la baie. Il y a déjà plusieurs bateau, assez bien distancé pour ne pas se nuire et il nous explique qu’on va pouvoir sauter à l’eau et si possible, ne pas remuer le fond qui est très vaseux et qui pourrait venir affecter l’effet de bioluminescence si l’eau est trop trouble. Il y a entre 1 et 2 mètres d’eau au plus profond

Une première personne se risque à plonger à l’eau et il n’y a presque pas d’effet lumineux. Marie-Josée saute à l’eau à son tour tandis que je reste sur le bateau pour filmer le tout, mais même en bougeant beaucoup, il n’y a presque pas d’effet de bioluminescence. C’est à peine visible à l’œil nue, donc impossible à prendre en vidéo

En constatant que l’effet lumineux n’y était presque pas, la plupart des gens n’ont pas sauté à l’eau

On est resté à cet endroit pour environ 15 minutes et ensuite, pendant le retour au quai, le capitaine nous a expliqué que l’effet lumineux était dépendant de la chaleur de l’eau et que probablement l’eau était trop froide ce soir pour voir l’effet correctement

Le retour à l’hôtel a été moins pire malgré que le chauffeur conduisait encore assez vite. On est arrivé à l’hôtel vers 21h15 et le buffet ferme à 21h30. On s’est empressé de manger un peu avant de monter à la chambre pour se doucher avant le de dormir.

Une longue soirée que je qualifierais de décevante, mais dame nature nous réserve parfois surprises qui sont hors de notre contrôle. Nous avons parlé avec des personnes qui ont fait la même excursion et qui ont été très impressionnés par l’effet lumineux. Donc, j’imagine que c’est une question de chance de et différents facteurs naturels

dafdsfgsdsd https://www.youtube.com/watch?v=8OfOV_a6AwY

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