Author: Sara Marquis

Sainte-Lucie : Entre mer et monts (Jour 2) – Février 2015

DESTINATION : SAINTE-LUCIE
REGION : Gros Islet, Soufrière
(3ème partie)

Ce texte, je le dédie à Pierre Casavant, ami et instructeur de plongée sous-marine qui nous a quittés beaucoup trop tôt.  Non sans difficulté et avec un lot de patience, à mon ami  Éric et moi,  il nous a enseigné la plongée.   Pierre est parti avant que je puisse lui raconter ces petites victoires qui viennent avec la pratique…  

«Femme de peu de foi, tu verras que tu vas tripper en fou… »,  disait Pierre qui me voyait avec le teint vert avant chaque immersion de formation.  Lors de mon voyage à Ste-Lucie, mon aisance sous l’eau a fait un très grand pas de géant.

Pierre, il est à toi ce texte, tu sauras y retrouver ces petites et grandes victoires.  Merci l’Ami!


J’ouvre un œil et j’aperçois une faible lumière qui  transparait par la voilure de la porte-patio. D’instinct, je sais qu’il est tôt.  Le cadran me confirme qu’il est 6h05… Hop! Je n’ai pas de temps à perdre si je veux voir le matin prendre sa place.

J’adore me promener et découvrir les destinations au petit matin, c’est une perspective sensorielle en plusieurs dimensions : les odeurs de café sur fond d’air salin, les sons et exclamations provenant des cuisines, croiser des lèves-tôt et agréablement me surprendre à envoyer ou répondre aux solidaires salutations entre gens matinaux, apprécier cette sensation du vent et de chaleur sur ma peau, regarder autour et m’amuser à trouver des points de repères…

Photo_Beach1 Photo_Beach2 Photo_Beach3

Lors de chaque voyage et à chaque destination, je fais ma matinale immersion. Ici, sur Reduit Beach, il y a quelque chose qui me « ground », j’ai senti ce feeling dès le premier matin.  Le plan de match du jour devrait être bien sympathique : prendre un déjeuner sur la terrasse qui surplombe la plage, rejoindre l’équipe de Scuba Steve’s Diving (S.S.D.) sur le quai du Happy Day Bar à 8h15, plonger et ensuite profiter de la journée autrement.

Lors de notre séjour, nous étions en temps de pleine lune.  Certes, cela fait des soirées éclairées, mais ça donne aussi des marées plus fortes.  Et qui dit marée forte, dit eau davantage brouillées et mer plus agitée.  Reduit Beach n’y échappe pas ce matin; il est facile d’imaginer que se sera une virée plus « brasseuse » en bateau… Ce qui est le cas, mais le capitaine  manœuvre à travers les vagues avec aisance et plaisir!

Je ne regrette pas d’avoir enfilé 2 comprimés Gravol avant de partir, ça houle et mon estomac tient bien le coup!  On fait un arrêt au Windjammer Landing Hotel pour prendre 4 plongeurs. La manœuvre est laborieuse, le bateau monte et descend de plusieurs pieds et l’embarcation suit les vagues.  Non sans difficulté, les plongeurs montent à bord et on reprend la mer direction sud.

Aujourd’hui, nous plongerons les sites d’Anse Cochon, Anse La Raye Wall et Virgin’s cove.  Ces sites sont situés dans des anses qui sont protégées des vagues (ce qui est bien planifié pour les plongeurs en apnée).  Le site Anse LaRaye marque l’entrée dans la Réserve marine, c’est à une distance en bateau de 10 miles de Gros Islet.

Une petite anecdote avant de poursuivre : hier, à notre retour à l’hôtel par la mer, nous avons attiré l’attention de gens sur la plage, dont celles de Line et Yves.  Nous étions tellement emballées à raconter notre journée qu’ils ont décidé de se joindre à nous aujourd’hui.  Elle fait de l’apnée,  il fait de la plongée, ils sont de bonne compagnie; c’est donc agréable de partager cette journée avec eux.

Photo_Dive2Le plan de match pour les snorkellers est différent aujourd’hui car ils n’ont pas de guide dédié. Ils reçoivent les informations sur le secteur et se font identifier les points de repère.  Le bateau demeurera sur place, les rives sont non loin, les eaux sont calmes dans la baie.  Des pieuvres, des hippocampes et des tortues sont fréquemment aperçues dans les environs… brefs, de quoi s’amuser et palmer pour tout le monde!

On saute à l’eau à 10h12, le premier site est Anse Cochon nord ; on atteint un plateau vers 15’  et on poursuit la descente à 60’.   Mon masque embue dès les premiers pieds : tout en descendant,  je fais entrer un filet d’eau pour rincer la vitre puis je purge l’eau.  Voilà, c’est réglé et je vois bien!   Et dire qu’il n’y a pas si longtemps, elle me stressait cette manœuvre…  ce souvenir me fait sourire et j’envoie une pensée à Pierre et Éric qui étaient là lorsqu’encore j’anticipais avec crainte de nettoyer mon masque sous l’eau.

La descente se poursuit…  même avec une belle vitre propre, c’est brouillé et ce n’est pas aussi clair qu’hier car les fonds marins ont été brassés par les courants et les fortes marées. Tout de même, c’est joli et coloré ici, il y a de grandes sections de coraux, de nombreux bancs de petits poissons et on se promène entre des massifs Photo_Dive3rocheux où la vie est dynamique.  Dans les sableuses sections, j’y ai vu de beau gros « duster worms », très comiques !  Ma balade sous-marine aura duré 53 minutes et j’ai peu consommé d’air car je reviens avec près de 1800psi (au départ, j’avais un franc 3000psi).  Wow !  je suis vraiment calme… ma respiration en témoigne.

Une joyeuse pause de surface où ça placote, le petit lunch offert par S.S.D. est accueilli avec plaisir et le soleil joue à cache-cache avec les nuages.  La pause sera de 50 minutes avant de retourner à l’eau et, cette fois-ci je porte le veston de mon wetsuit car j’anticipe les frissons… je me sens frileuse aujourd’hui et se serait triste de couper ma balade.

Photo_Dive73-2-1… c’est un départ pour la seconde immersion qui enchaînent les sites de Anses La Raye wall et Virgin’s Cove.  Lors de la descente, il y a un léger courant et la visibilité est meilleure, il y a moins de sédiments. C’est plaisant et aérien  de descendre ce mur, ça grouille de vie.

Nous sommes 7 plongeurs et 2 guides, dont Shirley qui est en tête et qui avance lentement avec son pointeur à l’affût. Elle prend le temps d’arrêter, montrer et faire des signes.   Ok, je ne les comprends pas tous,  j’ai du travail à faire en matière de reconnaissance des signes.  Je projette de prendre un petit cours d’identification des espèces (quel beau projet…).

On avance tranquillement, les plongeurs maintiennent un bon espace entre chacun, c’est plaisant.  Je devance le guide qui ferme le rang, j’avance lentement tout en regardant le mur, puis je la vois… une superbe pieuvre !  Elle est là, recroquevillée… puis elle se déploie et avance entre les rochers.  De brefs coups d’œil à gauche et à droite me font croire qu’il semble que je suis seule à la voir. Je profite de quelques secondes d’observations solitaires avant de faire signe au guide tout en mimant ma propre interprétation du signe visuel identifiant la pieuvre.   Puis « pouf », elle s’éloigne rapidement et envoie un jet d’encre.

Photo_Dive8La plongée se poursuit le long du récif… gorgorian et brain coral, basket sponge, concombre de mer, raie des sables, barracuda, trumpetfish, etc.  C’est une bien jolie balade de 48 minutes que nous avons fait et je remonte avec un peu plus de 1000psi en bouteille pour une profondeur maximale de 56 ‘.

Photo_Dive4La  “Soufriere Marine Reserve”  est un site protégé et un frais spécifique est chargé aux opérateurs par un permis de droits annuels.  Chez S.S.D., c’est $5USD qui est chargé par jour, à raison d’un $15USD max par séjour.  Les fonds recueillis sont gérés par la Reserve, une organisation à but non lucratif autorisée par le gouvernement de Sainte-Lucie.

Photo_Dive6D’ailleurs, lors de l’une de nos sorties dans le secteur Soufrière, nous avons été contrôlés par les « rangers » de la Reserve.  L’association a le mandat d’action et de prévention,  la conservation des milieux naturels,  le développement durable auprès des secteurs des pêches et du tourisme, effectuer des recherches et évaluations de santé des fonds et coraux, etc.

Photo_Diver1À voir les résultats et la beauté des fonds marin de Sainte-Lucie, ça ne me rend pas amer de défrayer ces coûts.  Certes, les plongées sont relativement coûteuses ici, mais je considère qu’avec la qualité de service et d’installation de S.S.D., c’est bien acceptable.  La destination est sublime, les fonds marins sont en santé, je suis en bonne compagnie, la météo m’est parfaite… je le savoure vraiment mon voyage annuel !

Au retour à l’hôtel, en début d’après-midi, on s’offre un petit casse-croûte et une Piton Beer, la traditionnelle et populaire bière du pays.  Rien de tel pour  planifier les jours à venir… demain sera l’exploration du Parc de Pigeon Island, le lendemain se sera en plongée et la journée suivante nous serons en excursion de montagnes. C’est le gros plan… vous pourrez en découvrir les détails dans la prochaine chronique !

Sainte-Lucie : Entre mer et monts (2e partie) – Février 2015

DESTINATION : SAINTE-LUCIE
REGION : Gros Islet, Soufrière
(2ème partie)

(suite du jour 1)
Cela fait quelques minutes que nous avons quitté Anse Chastenet, tout en cassant la croûte sur le bateau.  Les gens de Scuba Steve’s Diving (SSD) ont concocté un lunch pour tous les gens à bord.  Ces bons petits sandwichs feront un bon fond avant de repartir explorer les récifs du site « Devil’s Hole ».  La température de cette première journée est parfaite : la mer est paisible, le soleil en son plein zénith et ma montre de plongée indique un franc 89 degrés Fahrenheit (ou 31Celcius).

photo_sea-1Nous nous rapprochons des géants Pitons à bonne vitesse,  Captain Sparrow ramène à bâbord, ralenti les moteurs puis immobilise  le Volan.  Aussitôt les moteurs coupés, des « Cheeeeese », des « ohhhh » et des « ahhh »  entrecoupés de clics se font entendre comme si les Pitons étaient sur le point de disparaître (ou venaient d’apparaître?).

Il y a une joyeuse frénésie sur ce bateau à la vue des géants qui se dressent droit devant!  Pour ceux qui ne me connaissent pas (ou peu), je précise que ma sœur et moi sommes (hummm…)  expressives et un rien nous émerveille.  Et bien, sur ce bateau, nous avons des semblables!   Oui, nous sommes vraiment heureuses d’être là où nous sommes.

Trêve de rêveries et de nuages, je reprends l’action!  Les plongeurs remettent vestes, palmes et masques, puis sautent à l’eau avec un pas-de-géant (une technique d’entrée à l’eau où le plongeur est debout sur le bateau (ou le quai ou le bord de piscine) et fait un grand pas pour entrer dans l’eau).  Il est prévu que les snorkellers vont entamer leur balade après notre descente.

photo_diver-1La mer est faiblement agitée par de petits clapotis.  Vérifications de pré plongées effectuées avec madame Shirley, puis 3-2-1, immersion… Les premiers pieds sont flous, l’eau est légèrement brouillée et la luminosité ambiante me dit qu’un petit nuage doit maintenant passer devant le soleil.  Lente descente, puis vers 30’ , on arrive à un plateau où débute la balade.

Le soleil revient, les couleurs reprennent de la vivacité. Quelques coups de palmes plus tard, apparaît cette arche droit devant : il est là le fameux Devil’s hole.  On prend le temps de le traverser à tour de rôle puis la balade se poursuit.  Pour voir une vidéo avec des couleurs vives du passage sous-marin, suivez ce lien https://youtu.be/UcdsLR6ma44?t=55s . Ce vidéo est une production de Scuba Steve’s Diving; ce n’est pas le jour où j’y étais, mais vous y verrez l’arche et les couleurs.

Lorsque le petit nuage du début s’est tassé, la lumière du soleil nous a accompagnés tout le reste de plongée.  Shirley avait raison en disant que ce site, c’est une « easy dive ».  Pas de presse, un faible courant et on prend le temps d’observer et de s’arrêter pour regarder (c’est le genre de plongée que je préfère).  Je découvre rapidement que j’apprécie les qualités de guide de Mme Shirley :  elle prend le temps de s’arrêter et de montrer le grand théâtre sous-marin qui prend place devant nous.  Ça, je l’apprécie.

photo_diver-2Un léger courant de côté nous guide le long du récif.  Le fonds marin est généreux, il y en a du poisson… le plaisir de se laisser flotter, de regarder cette vie qui s’expose et prendre le temps d’observer les interactions entre les espèces.  J’adore!!  Respirations lentes et profondes… une telle randonnée apaise, vraiment.

Ce que j’aimerais voir, c’est des hippocampes.  La région est reconnue pour être un habitat de choix pour ces jolies bêtes.  Bien entendu, j’aimerais aussi avoir la chance de croiser la route de tortues… je n’en vois jamais assez.   C’est un autre côté extraordinaire de la plongée que d’espérer croiser la route d’espèces, ça a ceci en commun avec une balade en forêt d’ailleurs.

Lors de ma plongée à Devil’s hole, j’y ai vu un énorme crabe bleu, un homard gigantesque, une belle pieuvre aussi…  Beaucoup de « brain coral » et de « barrell sponge » : la santé et la couleur de ce récif est époustouflante.

Cette plongée a duré 56 minutes et ma profondeur maximale a été de 56’.  À mon retour en surface, j’y retrouve ma soeurette.  De son côté, les récifs étaient plus profonds que la précédente plongée à Anse Chastenet, mais elle a fait une balade de découverte du secteur.  Cette sortie de snorkelling était guidée par Mr Typhoon.  Ils ont longés les falaises, et là où les récifs reposaient à 15-20’ sous l’eau, il y avait beaucoup de vie.  Sergent major, black durgon, snapper, spotted trunkfish, trumpetfish animent les fonds marins du secteur.

photo_sea-2À bord, on ne voit que des sourires.  Certes, nous n’avons pas vu de tortues, ni d’hippocampes, mais l’environnement,  les conditions et le service de l’équipe SSD sont tellement biens, que nous sommes tous contents.  Les fonds sont très beaux, sûrement en récompense aux nombreuses actions en respect à l’environnement qui sont prônés par les différents opérateurs et les rangers de la Reserve.   Bravo!

Tout le monde remet sa veste de flottaison, le bateau démarre puis prend la direction nord : on retourne à quai.   Ces premières plongées à Ste-Lucie m’ont enchantée et j’ai déjà hâte aux prochaines.

À l’approche de Gros Islet, Shirley me demande si je désire toujours plonger avec eux demain.  Je lui réponds vite par l’affirmative!  Question logistique, elle nous dit qu’ils vont nous laisser à notre hôtel en passant devant et que l’équipe de SSD s’occupera de rincer, sécher et préparer le matériel pour le lendemain. C’est ainsi que vers 14h00, tout sourire, nous arrivons à notre hôtel par la mer avec l’idée qu’il restait encore plein de temps à cette première journée.

photo_sun-1Il y a du monde sur la plage, mais c’est loin d’être bondé (et tant mieux!) car quand je suis dans une bonne bulle d’après plongée, ce n’est pas une foule ni son vacarme qui sont attirants, mais bien le calme pour continuer à profiter du moment.  Ce qui fait de Reduit Beach l’endroit parfait en cet instant.

Les plans sont simples : découvrir le secteur de Reduit Beach, aller faire quelques provisions à l’épicerie, se baigner et ne rien manquer de notre premier coucher de soleil!  Le reste, nous le découvrirons en cours de semaine.

Sainte-Lucie : Gros Islet, Soufrière – Février 2015

DESTINATION : SAINTE-LUCIE
REGION : Gros Islet, Soufrière
PÉRIODE : Février 2015
PAR : Sara Marquis

C’est par un heureux concours de circonstances que ma sœur et moi avons eu la chance de partir vers Sainte-Lucie, île volcanique des petites Antilles. Aussi surnommée « Hélène de l’Ouest », par photo_road2analogie avec l’ « Hélène de l’Est » (Hélène de Troie), Ste-Lucie fait partie d’un chapelet d’îles connues sous le nom des îles du vent. Au nord, c’est la Martinique et au sud, St-Vincent et les Grenadines.

Nous avons atterri à Vieux fort (aéroport international Hewannora) qui se trouve au Sud de l’île et avons mis près de 1h30 en véhicule pour arriver à Gros Islet, qui est situé au nord-ouest de l’île. Pour s’y rendre, la route sillonne le long de la côte Est puis on coupe par les terres montagneuses.

photo_road1Denses forêts et villages en alternance, virages étroits et une intéressante narration de notre chauffeur au sujet du pays nous donnent déjà une très bonne impression de cette photo_road3nouvelle destination. Clin d’œil : à Sainte Lucie, on roule à gauche et on conduit à droite.

photo_rex1Nous demeurions au Rex St Lucian à Gros Islet : d-i-r-e-c-t-e-m-e-n-t sur la fameuse Reduit Beach. Hôtel simple et un peu désuet par secteur, mais combien sympathique et tout à fait adéquat pour nous qui serons sur la trotte « découverte » pour toute la semaine. Dans un prochain texte, je vous parlerai du Rex St-Lucian et du secteur Reduit Beach (ils en valent une chronique à eux seuls). D’ici là, les curieux peuvent lire ma chronique Trip Advisor en cliquant : ICI

Les arrangements avec le centre de plongée Scuba Steve Diving Center (SSD) ont été fait pour les 3 jours prévus en mer. photo_ssd2Pourquoi seulement 3 jours en mer? Parce qu’il faut aussi monter le Gros Piton, explorer Pigeon Island et se garder une journée de plage… Pourquoi avoir choisi SSD? Parce que le 1er contact lors de la prise d’informations a été très bon et parce qu’ils se font un devoir photo_ssd1d’offrir des sorties pour plongeurs accompagnés de non-plongeurs, ce qui était une parfaite solution pour moi (plongeuse certifiée) et ma sœur (snorkeller). Nous voulions passer la semaine ensemble et l’offre de services de SSD était parfaite. Côté tarifs : très compétitifs.

C’est ainsi qu’au premier matin, monsieur Steve (fondateur et proprio) de SSCB est venu nous chercher en mini van pour nous amener au centre de plongée. Sur la carte, on voit que le centre de plongée est près de l’hôtel mais le canal de la marina sépare les 2 secteurs de la ville. En ce premier matin, nous y allons en véhicule car c’est plus pratique pour apporter le matériel des plongeurs et pour compléter les formalités. Les autres matins, nous embarquerons à partir du quai du Happy Day Bar, non loin de Reduit Beach où nos équipements nous attendrons sur le bateau.

photo_ssd3Nous embarquons à bord du bateau nommé « Volan ». Shirley (Divemaster et épouse de Steve), 3 guides et le Captain Sparrow nous accueillent. Les vestes sont déjà montées sur les bouteilles et chaque plongeur à une place où il y retrouve son équipement. Chez SSD, les mesures de sécurité sont initiées dès l’embarquement et il n’y a pas d’exception: veste de flottaison obligatoire pour tous, « briefing » du capitaine et ensuite, on part.

Le bateau sort du canal, il fait beau, la journée s’annonce chaude, l’air salin est bon. On respire à fond car c’est le bon air des vacances qui commencent! Ça ne fait pas 24 heures que nous sommes arrivées et nous voulons tout voir… Pigeon Island à tribord… Reduit Beach à bâbord et on reconnaît notre hôtel…

photo_sea1Le bateau file à vive allure et nous voilà parti vers le Sud, en direction de la Soufriere Marine Reserve où nous plongerons. Un bref arrêt à Castries pour prendre un couple de croisiéristes et puis, on reprend la mer jusqu’à Anse Chastenet.

Déjà, ce que nous voyons de Ste-Lucie est époustouflant… quel paysage! Les montagnes tombent dans la mer, les maisons colorées bâties un peu photo_sea2partout en bord de falaise, des plages de sable blond, d’autres au sable foncé, quasi noir, on croise des chaloupes de pêcheurs. La mer est calme et le bateau suit la côte à bonne vitesse.

Nous arrivons à Anse Chastenet en environ 40 minutes. On aperçoit les Piton en arrière plan… ils dominent le paysage ces photo_sea4géants! Le site de plongée est près de la rive du bien connu site hôtelier Anse Chastenet. Ce site fait le bonheur des apnéistes et des plongeurs car le récif débute à 15’ et descend à 60’ et il est reconnu pour offrir un habitat pour de nombreuses espèces.

Ma sœur et 2 autres apnéistes suivent le guide Thyphoon vers le rivage. Ils vont explorer le secteur en randonnée palmée. Pendant ce temps, les plongeurs du bateau se préparent et enfilent leurs équipements.

Shirley fait un bon briefing du déroulement, de l’itinéraire, des « highlights », des points d’entrée et de sortie, etc. On m’attribue un binôme pour cette plongée; un grand monsieur qui parle beaucoup de ses milliers de plongées à travers le monde. Je me rappelle d’avoir été contente d’être jumelée à un plongeur d’expérience. C’était rassurant pour moi qui faisais mon premier voyage de plongée sans mon habituel binôme. Quoi que je sois responsable de ma propre sécurité, le principe d’être sous l’eau et d’avoir quelqu’un de confiance à côté pour les « au cas où», c’est important! Je salue le binôme d’occasion et je comprends vite que le monsieur, il est « loner »  et que ce n’est pas avec lui que la manœuvre de vérification B.A.L.L.O. sera faite! (B.A.L.L.O. est la routine de pré-plongée où les binômes vérifient, en équipe, Bouée-gilet, Air, Lestage, Largage, Ok).
map-2Hop! Tout le monde à l’eau, il y a 2 guides et 6 plongeurs. Mon binôme commence sa descente et moi aussi, le fond est proche. Je me concentre sur ma flottabilité : c’est bon, ça va très bien! Ça fait quelques mois que je n’ai pas faits de plongée, mais je contrôle encore bien ma flottabilité et je suis à l’aise. Le contrôle de la flottabilité est important pour une utilisation efficace de l’énergie et pour éviter de briser les fonds marins. Pour le binôme, le contrôle de la flottabilité ne semble pas être d’intérêt… il monte et descend sans raison évidente, il focusse sur son appareil photo, puis se rend compte qu’il a remonté, il ne me regarde jamais (oui, moi ça va, merci). À chacun son style et sa notion de consommation d’énergie…

Et pendant toute cette chorégraphie étrange, le tableau sous-marin se dessine… c’est magnifique ce récif, la lumière, la vie qui s’expose à nous. À 20’, les couleurs sont réellement spectaculaires et déjà de nombreux bancs de petits poissons. Partout où je regarde, c’est l’abondance de vie, de couleurs. Murènes vertes, barracudas, poissons trompette, des coraux très lumineux.

Régulièrement, je jette un œil à mon fameux binôme qui fait son affaire, monte et descend pour prendre des photos…c’est décourageant de le voir. Il n’a pas l’air si expérimenté que ça et j’ai décidé de ne pas me fier sur lui. Je reste quand même non loin, je maintiens un œil sur le personnage chorégraphe et je sais où se trouve le guide le plus proche. Il est tout de même rassurant que dans la randonnée, il y a les guides à l’avant et en fin de groupe. Pas de presse, le rythme est bon, l’espace entre les plongeurs aussi.

Au fond de l’eau, la température est de 84 degrés Fahrenheit, il n’y avait que très peu de courant. De très bonnes conditions de plongée; nous avons longé le récif en allé retour à des profondeurs différentes et la visibilité était d’au moins 80’.

photo_sea3Les premiers plongeurs sont remontés en surface vers les 40 minutes suivant la mise à l’eau car leur niveau d’air restant avait atteint la limite sécuritaire demandée. Les autres, dont moi, avons poursuivi. J’ai terminé la plongée avec un temps de fond de 56 minutes, nous avions consigne de remonter. Il me restait un peu plus de 1000psi et j’aurais bien continué… Aussitôt sortie de l’eau que j’ai déjà hâte d’effectuer la seconde plongée du jour.

Je retrouve ma sœurette sur le bateau. Elle aussi en a vu des poissons et des espèces colorées! Et à son grand plaisir, elle me raconte avoir vu passer en dessous une troupe de gros poissons qui portaient des bouteilles… on a bien rit.

Tout le monde à bord, les vestes installées sur les nouvelles bouteilles qui serviront à la prochaine plongée. Pendant le temps de surface, un lunch et breuvage nous sont servis et le bateau reprend la mer. Au tournant de la falaise, elles apparaissent enfin! On les voit en entier : les Pitons, le Gros et le Petit.

À Suivre….
Mon vidéo souvenir :

Découvrir Ste-Lucie (site officiel ) : http://www.stlucia.org/
Scuba Steve diving center : http://www.scubastevesdiving.com

Immersion

DESTINATION : JAMAIQUE
REGION : Negril (Westmoreland)
PÉRIODE : Mars 2016

Image1Enfin, à l’eau… on se laisse flotter sur une mer quasi calme en attendant le signal d’Owen, notre guide. « 3-2-1… » dit-il, tout en faisant le signe tant attendu (son pouce qui pointe vers le bas). Quasi simultanément, mes amis plongeurs et moi appuyons sur les boutons de purge de nos vestes afin de les vider d’air et ainsi amorcer la descente.

Enfin, ce monde… j’y suis de retour. Chaque bulle qui monte suivant chaque expiration est jolie. Chaque regard à cet environnement que je suis privilégiée de voir, je l’apprécie. Plus je descends et plus le tableau se précise et prend vie : couleur, poisson, reliefs… C’est ça la plongée loisir. C’est ça, juste ça, tout ça.

Image2La première plongée en voyage, c’est celle où « je me remet dedans ». Respiration lente, profonde, apaisante… prête à me balader sur le site « shark reef » situé à une soixantaine de pieds plus bas. Ce site porte ce nom car fréquenté par les requins nourrices. Bien dommage, lors de ma visite, ils s’étaient absentés. Au-dessus, le soleil joue à cache-cache : la luminosité varie au rythme des nuages qui défilent au-dessus. Lorsqu’un rayon de soleil passe, les récifs sont très beaux à cette profondeur et le mouvement du rayon fait l’effet d’un éclairage de scène.

La plongée suivante, après la pause en surface sur le bateau, c’est le site « coral reef ». De jolis récifs entre 60 et 80 pieds. Pendant le séjour, nous avons Image3aussi plongé les sites « Negril gallery » et « shallow plane » (un Cessna qui repose au fond de la mer, maintenant habité par une variété de poissons et coraux qui s’y développent). Nous y avons vu, entre autres, plusieurs concombres de mer, barracudas, murène, poissons perroquet, poissons trompette, raies du sud (southern stingrays), sergent major (bien sûr), plusieurs « sand divers ».

J’ai eu « ouï-dire » que le « throne room » serait un site vraiment spécial à faire. Situé à 40’ de profondeur, se trouve l’entrée d’un corridor qui mène à une grande chambre sous-marine d’une trentaine de pieds de large. Cette chambre serait habitée de requins nourrice, crevettes, crabes, etc.

Je considère que la plongée et la Jamaïque sont sur même rythme : relaxe. La mer est calme; il paraît qu’elle l’est souvent dans cette région, c’est une baie. Les sites que nous avons explorés en plongée sous-marine sont au large de Negril, sur la côte ouest de la Jamaïque. Pour se rendre aux sites que nous avons plongés, il fallait une vingtaine de minutes en bateau, la côte toujours visible.

Image4La zone de plongée est dans le « Negril Marine Park », espace protégé d’environ 160 kilomètres carrés. Les objectifs de ce parc sont la protection des espèces et de l’écosystème, la pêche responsable. La gestion de cet espace protégé remonte à 1998; c’est un heureux événement pour la région que ces efforts pour la préservation des sites car ils en ont et en auront encore besoin. Principalement, des efforts sont mis pour sensibiliser sur les techniques de pêches, ils ont créés des zones d’ancrage et ils font promotion de comportements éco-responsables. Mais il y a encore du chemin à faire (par les locaux et par les touristes).

C’est un sujet délicat, mais incontournable, que la modification de comportements dans une région qui vit de tourisme, de pêche et d’activités nautiques. Ce pays ne doit pas juste « avoir l’air » beau en image et au coup d’œil, il doit l’être pour vrai, au-delà des apparences.

La Jamaïque n’est pas une destination qui est très commentée dans les différentes revues « commerciales » spécialisées. Elle n’est pas décrite non plus comme « super » ou « hors de l’ordinaire » par plusieurs plongeurs. Pour ma part, s’il y a la mer (en eau chaude de préférence) et des endroits à découvrir: je suis contente et je vais me faire un plaisir de les explorer. Je suis plongeuse de loisir, simplement de même. Mais, ça, c’est la vacancière plongeuse qui le dit.

Je reconnais que la Jamaïque a des récifs qui semblent fatigués par moment. Dans les fonds marins, ce n’est pas l’effet « wow » des couleurs de Sainte-Lucie ni la vie diversifiée et abondante des récifs du Roatan, mais les plongées sont belles, le courant faible et même amusant par moment.

Amis plongeurs et apnéistes, la Jamaïque vous attend. Rendez-lui service en la respectant : ne pas toucher les coraux et prendre conscience de la portée de vos palmes et éviter de « râper » les récifs sont déjà un bon début.

Image5Au delà de ses kilomètres de sable doré, au-delà de ses superbes falaises tombant dans la mer des Caraïbes et au-delà de l’animation des plages ou de la ville, le silencieux monde sous-marin de la Jamaïque ne demande qu’à être visité en tout respect. «  Relax and slow down… welcome in Jamaica ‘mon! »

—– Pour plonger et l’apprécier, il ne faut pas être pressé. Il faut simplement se donner le temps de prendre le temps, de respirer, de voir, d’entendre et de se sentir bien pour le vivre, en toute sécurité. Ce sentiment de paix et bien être sous l’eau, je vous confirme qu’il n’est pas livré avec la certification et encore moins avec les équipements les plus hightech. Mon binôme et moi pouvons vous le certifier … Au fil de mes chroniques, en replongeant dans les précédents voyages, vous le découvrirez 🙂

Jamaïque – Le Rockhouse hotel à Negril

Nous n’y résidions pas, mais nous y avons passé notre dernière journée complète.Quelle journée fabuleuse… C’est une recherche sur le web qui m’a amené à découvrir cet endroit;  un conseil sur Lonely planet.

Pour les amateurs de plages: il n’y en a pas.   Le Rockhouse, est un hôtel magnifique, original et vraiment bâti sur les falaises. S’y balader, c’est se promener dans un joli petit village de pierre.

photo_1

Il y a des « casa » directement sur la falaise avec accès privée à un escalier pour s’immerger directement pour découvrir les récifs.

Les plongées: entre 5′ et 30′, le secteur est balisé, pas de bateau sur la tête une multitude de poissons, des coraux colorés et en santé. Il y a de belles alcôves dans les falaises. Ces images sont en vidéos et je mettrai un vidéo en ligne prochainement.

photo_2

Nous sommes arrivés au Rockhouse comme « visiteur d’un jour » (gratuit)  et on a été très bien accueilli; le gérant du resto nous a indiqué où nous pouvions nous installer: un joli petit coin avec chaises et parasol. C’est tranquille, il n’y a pas foule. Il y avait « nous » et « nous »… ha ha ha    Eh oui on a accès au resto et aux toilettes.

photo_3

photo_4
(Crédit photo Éric Beaupré – Merci)

Des gens y accèdent aussi par la mer, quelques catamarans ou petits groupes d’excursions sont passés: les nageurs se promènent plus loin, vers le nord-ouest, puis après une séance d’au plus 1 heure, ils repartent.

A pied, c’est une marche de  +/- 25 minutes entre le Rockhouse et Negril; une marche à la file indienne sur route sans trottoir et on y découvre des commerces et des gens extra.  Le Rockhouse et le Samsara qui est non loin sont des hôtels directement sur falaise, j’ai visité ces 2 endroits et j’y ai passé des journées complètes.

Le Samsara offre aussi de belles plateformes pour sauter,  des escaliers menant à l’eau et plusieurs explorateurs apnéistes y vont. Toutefois, lors de nos visites, c’était plus vagueux et ce n’est pas le même type de resort ‘intime »…  Le Samsara a un très beau site, mais ce n’est pas le même type d’hôtel.  Moins luxueux, moins « mignon », mais très sympathique! 2 photos du Samsara:

photo_5 photo_6

Au Rockhouse, la mer y est plus douce et protégée des grands vents (c’est comme une petite baie): pas de méga vagues  (alors qu’au Samsara c’était plus brasseux lors de la même journée).

Certes, je suis plongeuse, mais pas ma soeur; c’est ainsi que nous alternons entre plongée autonome et apnée lorsqu’on part en vacances ensemble.

Nous avons adoré Negril. Sur la 7 Miles, beaucoup de vendeurs, d’odeurs, de bruits… mais ça fait partie du kit…

Tandis qu’habiter sur les falaises.. C’est tout autre chose! et ça… j’ai totalement  a-d-o-r-é… je me suis davantage sentie à l’aise au Rockhouse et au Samsara.   Pour un prochain voyage, à mon budget, je considère le Samsara très sérieusement et aller au Rockhouse à volonté

Je crois qu’avant de partir pour Negril, le voyageur doit déterminer ce qu’il veut car tout est possible!

Sara